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EFEL Power

Premiers Retours sur les 1ères Assises de la Souveraineté Numérique

19 Mai 2014 , Rédigé par EFEL Power Publié dans #EFEL Power

Premiers Retours sur les 1ères Assises de la Souveraineté Numérique

Menée d’une main de maître par l’agence de relations publiques Aromates, la première édition des Assises de la souveraineté numérique s’est déroulée le 13 mai dernier à Paris. Sous la présidence de Corinne Erhel, députée des Côtes-d’Armor, et de Laure de la Raudière, députée d’Eure-et-Loir, les intervenants se sont exprimés sur la vision française et européenne de la souveraineté dîtes « 2.0 » et sur ses implications.

 

Dès l’ouverture, le ton est donné. « La souveraineté numérique n’est pas un repli sur soi comme pourrait laisser entendre le terme de souveraineté… Au contraire, c’est être conscient des enjeux tout en étant capable de susciter des innovations », annonce Corinne Erhel, qui s’apprête à rendre public le rapport de la mission d’information sur le développement de l’économie numérique française, rapport mené en collaboration avec Laure de la Raudière.

 

La nécessaire mise en place d’une équité fiscale

Pascal Thomas, CEO de Mappy, a insisté sur la nécessaire mise en place d’un système fiscal équitable entre les acteurs français du numériques qui paient l’impôt en France (à savoir l’IS), et les acteurs étrangers, notamment américains, qui utilisent des techniques d’optimisation fiscale pour ne pas en payer.

Grâce à ces systèmes d’optimisation fiscale, Google n’a payé que 6,5 Millions d’€ en 2012, alors que Solocal en a payé 20 fois plus (130 Million d’€) pour la même période.

Alors, pour le choix d’un logiciel, qui faut-il choisir ? L’américain qui se croit au-dessus des lois et qui s’impute du paiement de ses impôts en France ; ou le français qui participe au développement du savoir-faire de la France ?

 

 

Une lutte trop souvent inégale

Les chiffres annoncés par la députée Laure de La Raudière, lors de ce colloque sont édifiants : plus de 83% de capitalisation boursière pour des sociétés américaines du numérique contre moins de 3% pour l’Europe ! C’est une lutte inégale à un niveau jamais atteint. On s’étonne alors que nos pépites soient rachetées quand elles ont dépassées le « proof of concept » pour être déployées et rentabilisées au sein de l’Écosystème Américain.

À EFEL nous sommes convaincus qu’un autre chemin est possible. Encore faut-il que tous les acteurs de la chaîne économique en prennent conscience : l’État, les collectivités territoriales, mais aussi les acteurs du privé, notamment les grandes entreprises. Au fond ce sont elles qui ont le plus à craindre. Si elles ne développent pas un tissu local autour du numérique, elles ne pourront pas tirer profit de la révolution qui touche tous les secteurs et devront devenir dépendantes des sociétés américaines. On en a un bel exemple avec Accord / Hotels.com et AirBnb ou encore G7 avec Uber.

"Mais cette journée de travail et de mobilisation autour de la souveraineté numérique a aussi été l’occasion de voir que le potentiel est là. Il faut le mobiliser et flécher les investissements", s’enthousiasme Alain Garnier Président d’EFEL . « l’avenir est à écrire. Début des années 90, on disait les USA morts sur le numérique, remplacé par le Japon. Il a suffit d’un gigantesque plan  (17 milliards de dollars pour que 15 ans plus tard la suprématie américaine soit remise en selle. Nous pouvons faire la même chose avec l’Europe. Si on arrête de jouer petit bras

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